
«Je m'intéresse à ces récits comme Moby Dick et Robinson Crusoé, qui sont comme le lait que vous donne votre mère. Ils font à ce point partie de la culture occidentale, vous les connaissez sans avoir besoin de lire le livre», Guy Ben-Ner.
Ainsi, Wild boy [1], est une vidéo en couleur, sonore de 17 min. Cette vidéo raconte l'histoire de l'éducation du fils de l'artiste, Amir. Ben-Ner joue lui-même le rôle de l'éducateur qui s'évertue à domestiquer l'enfant sauvage. A travers la métaphore de l'enfant sauvage, Ben-Ner rend hommage à ce thème récurrent de la littérature et du cinéma (du « Tarzan » d'Edgar Rice Burroughs à « L'enfant sauvage » de Truffaut, en passant par « Le Livre de la Jungle » de Rudyard Kipling). La vidéo s'efforce ainsi de saisir ce moment charnière où l'enfant perd sa part de sauvagerie pour devenir « civilisé », et soulève la dichotomie nature/culture au cœur de la philosophie des Lumières. L’univers artistique de Guy Ben-Ner est ancré dans sa cellule familiale: son appartement fait office de décor, ses enfants, sa femme, et lui-même sont ses seuls acteurs. Ainsi Guy Ben-Ner raconte le mythe de la civilisation occidentale.
Ainsi, Wild boy [1], est une vidéo en couleur, sonore de 17 min. Cette vidéo raconte l'histoire de l'éducation du fils de l'artiste, Amir. Ben-Ner joue lui-même le rôle de l'éducateur qui s'évertue à domestiquer l'enfant sauvage. A travers la métaphore de l'enfant sauvage, Ben-Ner rend hommage à ce thème récurrent de la littérature et du cinéma (du « Tarzan » d'Edgar Rice Burroughs à « L'enfant sauvage » de Truffaut, en passant par « Le Livre de la Jungle » de Rudyard Kipling). La vidéo s'efforce ainsi de saisir ce moment charnière où l'enfant perd sa part de sauvagerie pour devenir « civilisé », et soulève la dichotomie nature/culture au cœur de la philosophie des Lumières. L’univers artistique de Guy Ben-Ner est ancré dans sa cellule familiale: son appartement fait office de décor, ses enfants, sa femme, et lui-même sont ses seuls acteurs. Ainsi Guy Ben-Ner raconte le mythe de la civilisation occidentale.
«La plupart des pères aiment se répéter chez leurs enfants, préparer leur avenir avec du passé. [2]»
Cette phrase d’Hervé Bazin, caractérise parfaitement le processus de transmission que décrit Guy Ben-Ner dans ses vidéos. Cette phrase anodine, est la démonstration du processus récurant de répétition chez l’homme comme moyen d’éducation : la reprise de l’enseignement par répétition des codes passé. Philosophie proprement occidentale, où la mimésis Aristotélicienne est la base de l’apprentissage. Ainsi l’œuvre de Guy Ben-Ner nous apprend par mimesis et par détours, par ruse et par tactique, à imiter pour faire. Par ailleurs, Amir apprend aussi la technique, construisant des meubles avec celui qui force la nature (le technicien) :son père, celui là même qui la forcé à se civilisé, a rompre avec la nature primitive de l’enfance(de son Enfance et de la Nature). L’artiste asservit l’enfant sauvage, l’arraisonne. Car en technique tout doit servir et le technicien est aveugle mais voit loin (à de la suite dans les idées).
Sim
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Wild boy sur UBUWEB
[1] Guy Ben-Ner, wild boy, 2004, Projection video à canal unique, 17min, bois, tapis, Dimensions variables, Postmasters gallery, New York
[2] Hervé Bazin, Au nom du fils, Poche, 1966
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