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Articles

Affichage des articles associés au libellé art contemporain

Wild Boy (L'enfant sauvage), Guy Ben-Ner

«Je m'intéresse à ces récits comme Moby Dick et Robinson Crusoé, qui sont comme le lait que vous donne votre mère. Ils font à ce point partie de la culture occidentale, vous les connaissez sans avoir besoin de lire le livre», Guy Ben-Ner. Ainsi, Wild boy [1] , est une vidéo en couleur, sonore de 17 min. Cette vidéo raconte l'histoire de l'éducation du fils de l'artiste, Amir. Ben-Ner joue lui-même le rôle de l'éducateur qui s'évertue à domestiquer l'enfant sauvage.

JUAN MUÑOZ – Conversation et conditionnement.

Conversation Piece Many times Artiste espagnol, Juan Muñoz est née à Madrid en 1953, et meurt brutalement en 2001. Durant sa vie Muñoz nous a proposé sculptures, installations, dessins, œuvres radiophoniques et textes. Son œuvre convoque l'Homme face à son conditionnement, tel un miroir suggestif qui nous montre ce que nous sommes dans une réalité poétique et légèrement décalé. Le miroir est d'ailleurs un accessoire récurrents de ses installations. Ses sculptures de résines de polyester et de sable, comme la Pièce de conversation ( Conversation Piece ), de 1994, nous renvoient à une acceptation individuelle profondément humaine, l'isolement, l'illusion de la conversation. En effet, ses personnages souvent fait d'un visage identique sont tous des voix muettes qui invitent le spectateur à dialoguer mais toujours avec ce sentiment de refus et d'impuissance face...

JOAKIM ENEROTH

"Est-ce moi qui crée mon environnement ou l’environnement q ui me crée ? " Ce photographe suédois a grandi dans un enviro nnement de protestation politique et sociale, au sein d’une famille d’an archistes convaincus, loin de la société de consommation et du diktat de la publicité. Paradoxalement, le jeune photographe Joakim Eneroth nous laisse voir dans la série photographique « Swedish red », une matière v isuelle publicitaire évidente, non loin des façades bleues et jaunes que l'on retr ouve aux périphéries de n os villes eu ropéennes. Il y a une esthétique très soignée, très plastique dans le portrai t de ces maisons en bois rouge de la banlieue de Stockholm Le spectateur est partagé par cette vision de l'architecture contemporaine, le photographe nous laisse tout d'abord entre-voir une certaine beauté onirique dans ce paysage rouge vert et blanc en un lieu de mythe, un lieu imaginaire de conte pour enfant aux figures géométrique qui rappelle l...

MARTIN ARNOLD - Found Footage sur images holywoodiennes

Martin Arnold récupère des bandes de films et les remonte en jouant sur des effets d'accumulation par la répétition. Ce qu'il cherche à montrer c'est l'image caché, le refoulé de l'imagerie médiatique. Il dit " Le cinéma d'holywood est un cinéma d'exclusion, de raccourci et de rejet, un cinéma de refoulement. Il y a toujours autre chose derrière ce qui est nous est montré, qui n'est pas représenté. Et c'est précisement cela qui est le plus intéressant à prendre en compte. " Ici le rapport au référent-double-modèle imposé par l'industrie culturelle est rejeté en tant que tel, mais analysé, avec les mêmes moyens, dans un sens critique. Dans « Alone. Life Wastes Andy Hardy » Martin Arnold parvient, par son système d'aller retour répété sur une très petite partie de la bande, à transformer Judy Garland en une espèce de fauve grognant, alors que la scène qu'il détourne n'est en réalité qu'une scène de baiser très puritaine, c...

Botto e Bruno - Espace urbain

Botto et Bruno sont deux italiens ; Gianfranco Botto est né en 1963 et Roberta Bruno est née en 1966, tous les deux à Turin. Ils seront diplômés de l’Académie des Beaux arts de Turin. Ils vivent et travaillent actuellement à Turin, en Italie. Botto e bruno travaillent le collage, de grands tirages en papiers qui s’étendent sur les murs des lieux qu’ils investissent. Ils recréent un espace urbain de banlieue. Leurs images sont prisent dans les périphéries de grandes villes comme Lyon, Turin, Paris ou Barcelone. Les ensembles de constructions qu’ils photographient sont typiquement imperméables et désocialisés, déshumanisés. Botto et bruno redimensionnent l’espace, ils restructurent, ou empreintent un cadre, qui changeant de lieu, change de message. Visiteurs, nous sommes des passants projetés contre une réalité trouble et malmené. C’est une superposition cohérente et frontale qui invite le spectateur à expérimenter l’espace, à se rapproprier la ville contemporaine. Le visiteur devient ac...