Son œuvre convoque l'Homme face à son conditionnement, tel un miroir suggestif qui nous montre ce que nous sommes dans une réalité poétique et légèrement décalé. Le miroir est d'ailleurs un accessoire récurrents de ses installations. Ses sculptures de résines de polyester et de sable, comme la Pièce de conversation (Conversation Piece), de 1994, nous renvoient à une acceptation individuelle profondément humaine, l'isolement, l'illusion de la conversation. En effet, ses personnages souvent fait d'un visage identique sont tous des voix muettes qui invitent le spectateur à dialoguer mais toujours avec ce sentiment de refus et d'impuissance face à l'œuvre. L'aliénation, l'énigme, l'ironie sont parties intégrantes de l'œuvre de Muñoz, il réinvente la sculpture dans l'art contemporain en renouant avec la narration et la figuration. Il peut se rapprocher par ses sculptures et installations, de certaines problématique propre à la danse, au théâtre et même parfois au cinéma. Il interroge la perception du spectateur, perception surréaliste qui se résulte par l'impuissance communicative mais au delà de ça, il interroge avec finesse les codes de représentations, de perspective de l'histoire de l'art.
Une rétrospective considérable de l'œuvre du sculpteur espagnol Juan Muñoz est en ce moment exposé jusqu'au 5 octobre 2008 au Musée Guggenheim Bilbao organisée en collaboration avec la Tate Modern. Cette exposition incorpore des œuvres importantes de grande envergure, la découverte de l'univers énigmatique de Juan Muñoz se fait en parfaite cohésion avec les espace architecturaux de l'œuvre de Gehry, le spectateur à la possibilité de retracé son histoire en traversant de salle en salle le deuxième étage du musée Guggenheim Bilbao.
LAURENT


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