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Articles

Sur Michael Haneke

Écrire sur ce cinéaste, aujourd'hui reconnu sous le signe d'une palme d'or à Cannes pour son film Le ruban blanc semblerai t être un dur labeur pour la critique. Difficile de revenir sur le travail de cet artiste alors que le monde de la critique et leur compagnons affiliés ont essoufflé et saturé les images de Michael Haneke. Mais j'ai la chance (peut être) de me situer en amont de cet excès médiatique puisque je n'ai pas vu le film en question ; en fait je n'ai vu que ses deux premiers longs- métrage ( Le septième continent – 1989 et Benny's Video – 1992). Je suis vierge de toute actualité Hanekenienne...Profitons de cette naïveté pour (re)parler de ses premiers films. Hors de question de s'aventurer dans les méandres diégétiques du film.
Articles récents

Wild Boy (L'enfant sauvage), Guy Ben-Ner

«Je m'intéresse à ces récits comme Moby Dick et Robinson Crusoé, qui sont comme le lait que vous donne votre mère. Ils font à ce point partie de la culture occidentale, vous les connaissez sans avoir besoin de lire le livre», Guy Ben-Ner. Ainsi, Wild boy [1] , est une vidéo en couleur, sonore de 17 min. Cette vidéo raconte l'histoire de l'éducation du fils de l'artiste, Amir. Ben-Ner joue lui-même le rôle de l'éducateur qui s'évertue à domestiquer l'enfant sauvage.

Zineb Sedira - Mother Tongue : Des filiations non retrouvées

Zineb Sedira est une artiste franco-algérienne et domiciliée à présent à Londres. Photographies, films, textes et installations composent une œuvre qui ne cesse d'interroger les mêmes questions : celles de l'immigration, l'écartement culturel, la nostalgie de l'enfance perdue ou bien les ruptures inter-générationelles. C'est sur ce dernier point que nous interpellerons son travail, et plus particulièrement, à travers l'installation intitulée Mother Tongue . 1 Lorsque nous (spectateurs) rentrons dans l'espace dédiée à l'installation de Zineb Sedira, nous voyons trois écrans alignés, formant un triptyque vidéo. Chaque écran montre un dialogue filmé en plan fixe, et chaque dialogue semble être un témoignage oral de la mémoire personnelle de l'artiste. C'est plus exactement les souvenirs d'enfance de Zineb Sedira, comme ceux de l'école ou des jeudis après-midi, qui sont évoqués au travers de chaque vidéo. A gauche, nous voyons d'abord...

JUAN MUÑOZ – Conversation et conditionnement.

Conversation Piece Many times Artiste espagnol, Juan Muñoz est née à Madrid en 1953, et meurt brutalement en 2001. Durant sa vie Muñoz nous a proposé sculptures, installations, dessins, œuvres radiophoniques et textes. Son œuvre convoque l'Homme face à son conditionnement, tel un miroir suggestif qui nous montre ce que nous sommes dans une réalité poétique et légèrement décalé. Le miroir est d'ailleurs un accessoire récurrents de ses installations. Ses sculptures de résines de polyester et de sable, comme la Pièce de conversation ( Conversation Piece ), de 1994, nous renvoient à une acceptation individuelle profondément humaine, l'isolement, l'illusion de la conversation. En effet, ses personnages souvent fait d'un visage identique sont tous des voix muettes qui invitent le spectateur à dialoguer mais toujours avec ce sentiment de refus et d'impuissance face...

STAN.BRAKHAGE - Metaphors of a visionary

Stan Brakhage ( 1933- 2003 ) cinéaste américain, l'un des plus influents dans la periode d'aprés guerre à New York avec Jonas Mekas et Maya Deren. Il est un des premiers collaborateurs du New American Cinema (1) . Il fonde la Coopérative de New York (2) avec Jonas Mekas. Mais il démisionne vers le milieu des années 60 et quitte New York à cause de profond désaccords avec le milieu artistique new yorkais, il dira " Nous avons eu des différents sur les rapports de la culture et de l'art. J'avais peur que les préoccupations sociales des années 60 submergent les positions esthétiques à longue portée. " Il gardera cependant contact avec Mekas et des projections de ces films ont été organisées tout au long de sa carrière. C'est un solitaire, il se retira dans les montagnes du Colorado. Cinéaste expérimental, Brakhage a une vision romantique du créateur et du rôle de l'artiste. Il représente l'artiste bohème du dix-neuvième siècle, il parle dans ses fil...

JOAKIM ENEROTH

"Est-ce moi qui crée mon environnement ou l’environnement q ui me crée ? " Ce photographe suédois a grandi dans un enviro nnement de protestation politique et sociale, au sein d’une famille d’an archistes convaincus, loin de la société de consommation et du diktat de la publicité. Paradoxalement, le jeune photographe Joakim Eneroth nous laisse voir dans la série photographique « Swedish red », une matière v isuelle publicitaire évidente, non loin des façades bleues et jaunes que l'on retr ouve aux périphéries de n os villes eu ropéennes. Il y a une esthétique très soignée, très plastique dans le portrai t de ces maisons en bois rouge de la banlieue de Stockholm Le spectateur est partagé par cette vision de l'architecture contemporaine, le photographe nous laisse tout d'abord entre-voir une certaine beauté onirique dans ce paysage rouge vert et blanc en un lieu de mythe, un lieu imaginaire de conte pour enfant aux figures géométrique qui rappelle l...

MARTIN ARNOLD - Found Footage sur images holywoodiennes

Martin Arnold récupère des bandes de films et les remonte en jouant sur des effets d'accumulation par la répétition. Ce qu'il cherche à montrer c'est l'image caché, le refoulé de l'imagerie médiatique. Il dit " Le cinéma d'holywood est un cinéma d'exclusion, de raccourci et de rejet, un cinéma de refoulement. Il y a toujours autre chose derrière ce qui est nous est montré, qui n'est pas représenté. Et c'est précisement cela qui est le plus intéressant à prendre en compte. " Ici le rapport au référent-double-modèle imposé par l'industrie culturelle est rejeté en tant que tel, mais analysé, avec les mêmes moyens, dans un sens critique. Dans « Alone. Life Wastes Andy Hardy » Martin Arnold parvient, par son système d'aller retour répété sur une très petite partie de la bande, à transformer Judy Garland en une espèce de fauve grognant, alors que la scène qu'il détourne n'est en réalité qu'une scène de baiser très puritaine, c...